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Equipe-type des Traîtres de la Ligue 1

Contrairement à nos voisins anglais, italiens ou espagnols, grands pays de football, la France et sa bonne vieille ligue 1 connait très peu d’antagonismes forts entre ces clubs. Exceptions faites bien sur des duels Paris/Marseille et Lyon/St-Etienne. De quoi tout de même extirper une dreamteam des récentes catins de la L1. S’entend par-là des traîtres mercenaires passant allégrement et sans vergogne d’un club à son meilleur ennemi. Dans des situations rocambolesques souvent, dans le plus grand mépris des supporters toujours.


Grégory COUPET : Issu du centre de formation stéphanois, le jeune Coupet passe 3 saisons à garder la cage des Verts. Se sentant à l’étroit, il flaire le bon coup sportif et part à Lyon en cours de 4e saison, faisant fi de la rivalité historique avec le voisin. Bonne pioche (sportive) puisqu’il fera partie intégrante du septennat lyonnais sur la France. Il part ensuite à l’Atletico Madrid voire si l’herbe est plus verte, ayant fait le tour de la Ligue 1 selon lui. Fiasco et 1 an plus tard, il revient...au PSG. Etonnant tant on pensait qu’il ne jouerait plus pour un autre club que l’OL. Accessoirement pro-UMP, ceci expliquant peut-être cela...

Gabriel HEINZE : Ne jamais se fier aux apparences : sous ses airs d’ange blond, Gabriel Heinze n’est pas le dernier pour les coups de pute. Et je ne parle pas ici de ses coups de coudes malicieux et de ses mains baladeuses, non, ça ce n’est que l’école argentine appliquée à la lettre. Petit retour en arrière. Arrivé anonymement de Valladolid en 2001, Gaby va exploser au PSG pendant 3 saisons. Laps de temps suffisant pour devenir : 1- le chouchou du Parc, 2- le meilleur défenseur du championnat, 3- un des plus grands guerriers de l’histoire du PSG, 4- une des légendes du club de la capitale. Il quitte Paris pour rejoindre un des meilleurs clubs du monde, Manchester. Il s’y impose, recueille sa moisson de trophée puis rejoins le Real. A jamais dans le cœur des supporters, même après son départ, il n’aura cessé de clamer son amour éternel à Paris et l’envie d’y revenir. Eté 2009, il tient parole, quitte les Galactiques 2.0 pour revenir en France. Pour rallier Marseille. Assurément l’un des plus gros coups de poignard asséné aux fans parisiens. D’autant plus gros qu’on ne l’avait pas vu venir, surtout venant d’un homme qui semblait tout donner pour le maillot. On ne peut plus croire en rien de nos jours...

Souleymane DIAWARA : Souleymane Diawara c’est l’image d’un type sympa, déconneur, avec qui ont aimerais rigoler : le bon mec quoi. Demander aux supporters Bordelais ce qu’ils en pensent...C’est d’abord avant tout un excellent défenseur, le meilleur de L1 la saison dernière et donc une des raisons majeures du sacre Bordelais. Bref, tout va pour le mieux en cet été, les festivités du titres battent leur plein, avec pour meneur Diawara. Quand tout à coup, la mouche OM pique Soulé qui déclare subitement son irrésistible envie de quitter Bordeaux pour rejoindre Marseille. Bordeaux l’a sorti du bourbier Charlton pour le remettre sous le feu des projecteurs ? Il s’en fout. Les Girondins garnissent son mince palmarès ? Il n’en a cure. Il part renforcer l’ennemi n°1 pour le titre de la saison à venir ? Qu’importe. On regrettera l’attitude des dirigeants de l’avoir laissé partir à la concurrence. Mais on nous dira surement qu’on ne peut pas retenir un joueur contre son gré...

Frédéric DEHU : Est-il possible de passer directement de la case capitaine du Paris Saint Germain - ou autrement dit gardien des valeurs du club - à joueur de l’Olympique de Marseille ? Oui mon bon monsieur, et Frédéric Déhu ne c’est pas gêné pour le faire. Et comme en plus il a eu la finesse d’annoncer la bonne nouvelle avant même la fin de la saison (2004), cap’tain Déhu à pris cher le jour de la finale de la Coupe de France, dernier match sous les couleurs parisiennes. Conspué tout le long du match, finalement gagné, c’est en pleur qu’il soulève le trophée. Ce sera ces dernières images de Paris. Un peu triste tout de même. Après 2 saisons moyennes à l’OM, il a surtout gagné le droit de prendre sa retraite dans l’anonymat le plus totale à Levante. Triste.

Peter LUCCIN : Révélé très jeune à Cannes puis Bordeaux, le jeune prodige Luccin à l’occasion de réaliser son rêve en signant à l’OM pour la saison 98-99, à 20 ans seulement. Minot natif de Marseille, il rejoint le club de son cœur, qui plus est lors d’une de ses périodes fastes (championnat perdu dans les dernières minutes et finale UEFA). On imagine alors qu’il signe pour un long bail chez les Phocéens. Erreur, car malgré son jeune âge, Luccin s’est déjà taillé une petite réputation de mercenaire, avec déjà 3 clubs sur son CV à 20 piges. Ce qu’il va confirmer en ne restant que 2 ans à l’OM puis en signant dans la foulée pour le PSG, un comble pour un marseillais pur souche. Mais le projet du PSG new look djeuns-caillera-spectacle et les gros sous le font succomber, lui et son sosse Dalmat. Flop retentissant, ce Paris SG là ne fera pas long feu et Luccin, tricard en France, s’exil en Espagne après une seule année sous le maillot parisien. Il y réussit plutôt bien, mais il restera entourait d’un certain anonymat à cause duquel il ne connaitra aucune sélection chez les Bleus, une petite injustice vu son talent intrinsèque et la concurrence. Bref, un beau gâchis.

Lorik CANA : Il incarne à lui tout seul le concept de "pute de l’Est". Natif du Kosovo, le jeune Albanais doit fuir son pays en guerre. Il débarque alors dans les équipes de jeune du PSG qui vient le recueillir. Le club de la capitale va plus loin en permettant aussi à son père et sa famille de venir s’installer en France. La reconnaissance de Lorik envers Paris éclata au grand jour quelques années plus tard, sous la forme d’une signature chez l’ennemi honni sudiste. Sous prétexte qu’une place de titulaire ne lui a pas été promise, Cana fait table rase des liens forts et personnels qui rattachent le PSG à sa famille et lui en quittant le club à l’été 2005. Son passage à l’OM est une réussite - cas rare pour les transfuges parisiens - ce qui ne l’empêche pas de quitter le club pour joué cette saison à Sunderland. Pour le challenge sportif, sans aucun doute...Accessoirement, compagnon de Clara Morgane, qui ressemble s’assemble...

Modeste M’BAMI : Le Cana du pauvre. Le Camerounais à beau avoir trouvé la source de l’éternelle jeunesse (26 ans ?), il n’a pas trouvé une source de moralité. Une fois qu’il s’est imposé à Paris, il ne cesse de réclamer son transfert pour toucher le gros lot. Pas de pot, juste avant de faire part de son désir ardent de s’en aller, il se blesse gravement. Bon bah du coup, je vais rester au chaud hein...qu’il se dit le Modeste. Une fois rétabli par les bons soins parisiens, monsieur fini par être transféré...à l’OM. Qui plus est la veille de la fin du mercato 2006, histoire vraiment de foutre la merde. Il refera le coup à Marseille aussi, en évoquant cette fois son envie de rallier l’Angleterre et ses livres sterling. Finira sa carrière au Qatar, pétrodollars dans les poches, très certainement.

Fabrice FIORESE : La palme. Le leader "morale" de cette équipe, sa clé de voute. Est-il vraiment nécessaire de rappeler la carrière et le contexte de son transfert, devenu légendaire, de Paris à Marseille ? Allez, pour le plaisir. 2004, Fiorèse s’est imposé comme titulaire du 11 parisien, effectue la meilleure saison de sa carrière et fini meilleur passeur de L1. Il a même réussi à être un des chouchous du Parc, énorme perf quand on voit sa tête à claque, son bandeau dans les cheveux et son irritante propension à la simulation. Bref, il avait tout pour être heureux. Sauf que, Fio la fiotte, ne doit pas se sentir totalement épanoui sans un bon gros coup de pute. Et il ne fait pas les choses à moitié : transfert à l’OM dans les dernières minutes du mercato. Rideau. Le PSG restera longtemps sans vrai remplaçant à son poste. Mais cerise sur le gâteau, les déclarations du joueur : « En signant à Marseille, je suis arrivé dans une famille. Je n’avais pas connu cela depuis longtemps. J’ai le sentiment de passer de la prison à la liberté. ». Réaction de Vahid à ses propos : « J’en ai vomis. ». Dès son arrivé au Vélodrome, il est pris en grippe, une douceur comparé à l’accueil qui lui sera réservé pour son retour au Parc (avec Déhu). Du jamais vu en France, presque du Figo au Nou Camp avec le maillot du Real. L’OM cherchera ensuite à s’en débarrasser en le prêtant. Un petit tour au Qatar puis à Lorient, où il ne marque que 2 buts dans toute la saison...en 1 seul match, au Parc des Princes...Ensuite c’est la chute, Amiens, Troyes puis retrait(r)e. RIP. P’tite salope.

Yoann GOUFFRAN : Mention spéciale du jury. Il n’est pas passé chez un ennemi juré, mais il mérite largement sa place ici. Car qu’est-ce qui ne qualifie pas plus un traître que quelqu’un qui n’a aucune parole ? Fin 2007, le futur crack explose à Caen et attise la convoitise du Paris SG. Le natif du 94 ne cesse alors de répéter son amour et admiration pour le club parisien. Il va même jusqu’a sécher des entraînements pour obliger les dirigeants caennais à le laisser rejoindre son club de cœur. Sauf que...Sauf que peu avant la fin de la saison, voyant le PSG flirter avec la descente, Gouffran fait sa danseuse, et se dit que bah non en fait, je vais pas aller dans un club qui va descendre en L2, surtout que Caen est bien placé pour accrocher l’Europe. Il déclare alors ne pas se sentir assez fort mentalement pour Paris. Dénué de courage, de mental et de parole, il manque aussi de discernement puisque Paris se sauve (+ décroche l’Europe par les coupes) et Caen finit dans le ventre mou. Paris lâche donc l’affaire et Bordeaux récupère l’Espoir. Etonnant tout de même qu’un grand club comme Bordeaux engage un joueur au mental aussi faible. Comme prévu, il stagne chez les Girondins et peine à s’imposer. A noter, il payera pour le non respect de sa parole 200.000€ au PSG pour ne pas avoir respecté un précontrat. Bien fait pour sa gueule.

Bafétimbi GOMIS : Gomis, où quand la star de l’équipe, pur produit de la formation maison, décide de passer dans le camp ennemi. Toujours un bonheur pour les supporters. Plus nuancé pour les dirigeants de l’ASSE qui ne doivent pas être mécontents d’avoir soutiré 15M€ à Aulas pour la panthère noire qui n’a pas confirmer son excellente saison 07-08. On attendra le prochain derby St-Etienne/Lyon à Geoffroy Guichard pour mesurer la rancœur des supporters stéphanois. Qui ne sera de toute façon pas au niveau de celle pour Piquionne, LA star.

Frédéric PIQUIONNE : Hors catégorie. Si les catins élisaient leur reine, Fred serait dans la place. Car quand la soif de l’argent et la connerie s’additionne, ça donne Fred Piquionne. Jolie rime mais triste réalité. Jugez-en plutôt. Au sommet de sa carrière avec St-Etienne, tous les compteurs sont aux verts pour Piquionne en ce début de saison 2006-07. Forcément des clubs se renseignent sur le joueur, notamment Lyon, toujours prêt à foutre la merde chez les concurrents. Et ça marche avec Fred le faible puisqu’il se met à péter un câble et décide désormais d’aller au clash pour rallier l’ennemi juré. Rien que ça, scandale. Mais comme avec Fiorèse, ce sont les déclarations de l’attaquant made in West Indies sur ses dirigeants qui donne une certaine ampleur à tout ce bordel : "S’ils continuent à me traiter comme un esclave, je ne me laisserai pas faire. On arrêtera tout et je retournerai en Martinique. Je suis peut-être noir mais pas un esclave." Comment quelqu’un dont les ancêtres ont certainement vécu le véritable esclavage peut-il cracher ainsi sur ce crime contre l’Humanité ? Du haut de son métier le plus facile du monde et ses 80.000€/mois. Autant dire que le populaire public du Chaudron a apprécié. Bizarrement, au moment de quitter Rennes pour St-Etienne, il était aussi pris en grippe par le public de la Route de Lorient...Une fois la situation bien pourri comme il faut, l’esclave moderne quitte le Forez pour le défiscalisé Monaco et son bouillant Louis II. Tout est dit. Pour enfin rejoindre Lyon 2 ans après. Exemple même du joueur surcoté, il squatte le banc de l’OL. Et en rajoute une couche au moment du fameux derby : "Quand je jouais à Saint-Etienne, je venais voir des matches à Lyon, faire mes courses à Lyon et je sortais à Lyon. Je me sens plus dans la peau d’un Lyonnais que d’un Stéphanois, même si je mouillais le maillot de Saint-Etienne quand j’y étais". Que du bonheur. Il échoue logiquement à Lyon et pars logiquement à Portsmouth. Où il échouera aussi, logiquement.






 

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